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XVème  sommet de la francophonie Dakar 2014 : L’artisanat malien bien représenté

IMG_6882 okSur invitation du Sénégal et soutenu par le ministère malien de la culture, neuf artisans malien participent au XVe sommet de la francophonie. Ils y exposent divers produits.

D’une voie posée, habillé en bogolan, le regard inquiet, l’imposant cordonnier malien, Jouba Soumbounou, débite fièrement : « nous sommes là pour représenter le Mali ». Il tourne en rond dans son stand où des maroquineries sont accrochées au placard, à même le sol (faute de place). Ce mercredi, « la principale difficulté est la mévente des produits », regrette-t-il, ajoutant qu’il espère que les marchandises marcheront d’ici à la fin du sommet.

Dans le même stand, son compatriote Badra Aliou Thiam, bijoutier de son Etat, expose des parures sur une table d’environ 1,5 m de longueur sur 1 m de largeur. Dans les allers, un temps ensoleillé chauffe la tête des visiteurs, pendant que la sonorisation chante un morceau de Céline Dion. Certains n’hésitent pas à mettre des emballes en carton au-dessus de leur tête pour contrer le soleil. Pour protéger les visiteurs du soleil, les deux hommes sont en train d’attacher des bâches. La vieille de 70 ans, Bani Kéné, visiblement contente, chahute ses « petits enfants » : « Qu’ils sont galants et importants, mes époux ! A partir de maintenant, vous êtes mes seuls maris ».

Si l’écoulement des produits est le souci de M. Thiam, vendeur des joyaux collectionnés en argent, des colliers faits de perles, des bracelets, des bagues en argent, de pendentifs etc., au niveau du stand n° 15, à l’angle opposé, le bogolan et le basin attirent un petit monde. Mme Kébé Tantou Sambaké représente le Réseau de la plateforme national des professionnels de l’artisanat textile du Mali. Teint noir, grande de taille, l’air timide, l’artisane de 57 ans explique que son organisation représente le Mali à cet événement, avec un léger sourire.

A la suite d’un client qui vient de se procurer six mètres de basin riche, un agent de l’ambassade de France, dit-il, achète un joli bogolan. Il promet de revenir en acheter avant la fin du sommet. « Les toubabs exécutent toujours leur promesse. Il va revenir », essayent de se convaincre les deux commerçants, comme pour dire qu’ils vont se lécher les bras. Cependant, Tamtou Sambaké déplore les tracasseries douanières sénégalaises. Si les textes de l’Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA) prônent la libre circulation des personnes et de leurs biens, elle s’indigne de leur non application. Un obstacle à l’intégration.

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